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Articles et Vidéos sur Tueurs en série

En avril 1972, le corps de Brigitte Dewèvre, une adolescente de 15 ans, est retrouvé dans une carrière désaffectée à Bruay-en-Artois, dans le nord de la France. Ce meurtre provoque un choc dans une région marquée par les tensions de classes sociales entre mineurs et notables. Très vite, l’affaire devient un symbole de la lutte des classes, et le déroulement de l’enquête polarise l’opinion publique. Les investigations, les pistes, et les rebondissements judiciaires, entre soupçons et manques de preuves, font de cette affaire un mystère qui divise encore aujourd'hui.
Découverte et premiers éléments de l’affaire
La découverte du corps de Brigitte Dewèvre
Le 6 avril 1972, le corps sans vie de Brigitte Dewèvre, adolescente d'origine modeste, est découvert dans une carrière de Bruay-en-Artois. La victime porte des traces de violence, laissant présager une mort brutale. Cette découverte ébranle immédiatement la région, en particulier la communauté minière, dont la vie est souvent difficile.
Le contexte social et les tensions locales
À Bruay-en-Artois, une petite ville minière, les divisions sociales sont prononcées. La communauté ouvrière vit dans des conditions précaires, tandis qu'une petite élite de notables semble détachée des préoccupations des classes populaires. Ce meurtre tragique se déroule ainsi dans un contexte où les tensions sociales et économiques sont déjà palpables, ce qui influencera la perception de l’affaire.
Les premières pistes et l’arrestation de Pierre Leroy
Le notaire Pierre Leroy, principal suspect
L'enquête initiale se concentre rapidement sur Pierre Leroy, un notaire de la région, figure respectée et issue de la bourgeoisie locale. Le juge d’instruction de l’affaire, Henri Pascal, semble convaincu de sa culpabilité, même si les preuves concrètes manquent. Pierre Leroy est arrêté et placé en détention provisoire.
Les zones d’ombre autour des preuves
Les preuves matérielles contre Leroy sont minces, mais le juge Pascal est persuadé que le mobile pourrait être lié aux rapports de classe. L'absence de preuves tangibles et de témoins directs fait cependant douter de la solidité de cette accusation. Cet aspect de l’enquête soulève des débats et critiques, et la presse commence à s'emparer de l'affaire.
L’emballement médiatique et la dimension sociale de l’affaire
La couverture médiatique et la polarisation de l’opinion publique
L'affaire prend une dimension nationale lorsque la presse se saisit du dossier, transformant le meurtre en symbole de la lutte des classes. Des journalistes, militants et personnalités de gauche s'indignent de la lenteur de l'enquête et du traitement favorable, selon eux, dont bénéficierait Pierre Leroy en tant que notable.
Le rôle des intellectuels et des figures publiques
Des intellectuels et des personnalités, comme l’avocat Roland Dumas, interviennent publiquement pour dénoncer l'injustice de l'affaire. Certains voient dans ce meurtre l'illustration d'une violence symbolique exercée par les classes privilégiées sur les plus défavorisés. Cette mobilisation accroît la tension dans la région et attire davantage l’attention sur les divisions sociales.
L’évolution de l’enquête et le manque de preuves
La libération de Pierre Leroy
Faute de preuves suffisantes, Pierre Leroy est finalement libéré. Bien que l'accusation repose essentiellement sur des soupçons, sa libération ravive les débats et la colère d'une partie de l’opinion publique, qui voit en cela un privilège réservé aux élites.
Les autres pistes négligées
Certaines pistes alternatives, qui auraient pu conduire à d'autres suspects, semblent avoir été négligées. Ces pistes incluent des interrogations sur la vie personnelle de la victime et d’autres relations locales qui auraient pu être liées au crime. Ce manque d’investigation approfondie dans d'autres directions suscite des critiques sur la manière dont l’affaire est conduite.
Conséquences et héritage de l’affaire Bruay-en-Artois
Un échec judiciaire et une affaire non résolue
L’affaire de Bruay-en-Artois est finalement classée sans suite, faute de preuves suffisantes pour inculper qui que ce soit. Le meurtre de Brigitte Dewèvre reste à ce jour non résolu, laissant sa famille et la communauté sans réponse. Cet échec judiciaire est perçu comme symptomatique des dysfonctionnements de la justice dans une France divisée par les inégalités sociales.
Un symbole de la lutte des classes dans la France des années 1970
Au-delà de l’aspect judiciaire, l’affaire de Bruay-en-Artois devient un symbole des luttes de classe dans la France des années 1970. La méfiance entre les classes sociales, exacerbée par cette affaire, souligne les fractures au sein de la société française. Ce meurtre et les circonstances de l’enquête continuent d’alimenter les débats, illustrant les inégalités et les tensions sociales de l'époque.
Entre enquête judiciaire et lutte des classes
L'affaire de Bruay-en-Artois, restée irrésolue, demeure l'une des affaires judiciaires les plus troublantes et les plus marquantes de l’histoire moderne de la France. Le meurtre de Brigitte Dewèvre, jeune fille issue d'un milieu modeste, met en lumière les tensions sociales et la défiance envers les institutions. La dimension sociale et symbolique de l’affaire dépasse largement le simple cadre criminel et continue de hanter la mémoire collective. Aujourd'hui, cette affaire rappelle l'importance de la justice équitable et du traitement égalitaire des citoyens, quelle que soit leur origine sociale.

Henri Landru, un nom qui évoque l'horreur et la fascination, est l'un des tueurs en série les plus notoires de l'histoire criminelle française. Actif dans les années 1910, ce criminel, surnommé "le Barbe-Bleue de Gambais", a su berner ses victimes avant de commettre des actes d'une violence inouïe. Cet article explore la vie de Landru, ses méthodes meurtrières, son arrestation, et l'impact de son procès sur la société française de l'époque.
La Vie d'Henri Landru
Les débuts modestes
Henri Landru est né le 12 avril 1869 à Paris, dans une famille modeste. Après un début de carrière peu concluant dans diverses activités, il se marie en 1894 et a deux enfants. Bien que sa vie de famille semble ordinaire, Landru cache une personnalité complexe, marquée par des traits manipulateurs et un besoin de contrôle.
Le premier mariage et le déclin
Son mariage prend fin après une série de problèmes financiers et de conflits familiaux. À partir de ce moment, Landru commence à fréquenter les milieux de rencontre pour célibataires, où il rencontre des femmes en quête d'amour, ce qui deviendra son modus operandi. Ce changement de vie marque le début de sa descente dans l'horreur.
La Méthode du Tueur
L'escroc romantique
Landru utilisait des petites annonces dans des journaux pour rencontrer des femmes, prétendant être un homme d'affaires riche. Charmant et charismatique, il séduisait ses victimes avant de les convaincre de le suivre dans sa maison de campagne à Gambais. Il promettait à ces femmes un avenir radieux, leur offrant l'illusion d'une vie meilleure.
Les crimes horribles
Une fois isolées, Landru tuait ses victimes par strangulation ou par d'autres méthodes brutales, avant de les démembrer. Il brûlait ensuite les corps dans un fourneau, détruisant ainsi les preuves de ses crimes. Au total, il aurait tué entre 7 et 11 femmes, bien que le nombre exact demeure incertain. Ce comportement sauvage et méthodique le qualifie comme l'un des premiers tueurs en série modernes.
L'Arrestation de Landru
Les soupçons grandissants
Landru attire l'attention des autorités lorsque plusieurs femmes disparaissent sans laisser de trace. La police commence à enquêter et à relier ces disparitions à un certain "Landru". Des témoins l’avaient aperçu avec certaines de ses victimes, et les indices commencent à s'accumuler.
La découverte des crimes
En avril 1917, la police perquisitionne sa maison à Gambais. Ils découvrent des preuves accablantes, notamment des objets personnels appartenant à ses victimes et des restes humains calcinés. Landru est arrêté et inculpé pour meurtre.
Le Procès
Un procès sensationnel
Le procès de Landru, qui commence en 1921, est médiatisé et suscite une grande attention du public. Les détails sordides de ses crimes choquent la France, et les journaux font état de son comportement manipulateur et froid. Son attitude lors du procès, où il se présente comme une victime des circonstances, est particulièrement troublante.
Le verdict et la condamnation
Malgré les preuves accablantes, Landru ne montre aucun remords. Il est condamné à mort le 30 novembre 1921. Son procès soulève également des questions sur la responsabilité pénale et la santé mentale, mais les jurés concluent qu'il est coupable de tous les chefs d'accusation.
L'Héritage de Landru
La fascination pour le crime
Le cas de Landru a marqué l'imaginaire collectif, inspirant des livres, des films et des pièces de théâtre. Son histoire soulève des réflexions sur la nature du mal et la psyché des tueurs en série, tout en illustrant la vulnérabilité des femmes face aux prédateurs.
Répercussions sur la société
Le procès a également mis en lumière les lacunes des protections juridiques pour les femmes et a suscité des débats sur la nécessité de réformer les lois concernant les disparitions. Landru est devenu une figure emblématique de la criminalité, illustrant les dangers cachés derrière des apparences séduisantes.
Conclusion : Un Tueur dans l'Ombre
Henri Landru incarne l'horreur d'un homme ordinaire devenu l'un des tueurs en série les plus infâmes de l'histoire. Ses crimes révèlent les dangers de la manipulation et de la séduction, et mettent en lumière les conséquences tragiques de la confiance mal placée. Son héritage, bien que macabre, continue d'interroger notre compréhension du mal et de la nature humaine. La figure de Landru restera à jamais gravée dans les annales de la criminologie, un rappel des ténèbres qui peuvent se cacher derrière un visage apparemment normal.